Prosper : comment ça marche ?
Depuis quelques mois, je m'intéresse à un concept très prometteur. Il s'agit des plates-formes qui permettent de mettre en relation une offre et une demande de crédit sans passer par l'intermédiaire d'une banque.
L'idée est que, si on supprime le « middle man » dans la transaction, le coût final pour l'emprunteur sera inférieur au coût d'un prêt standard ou, pire, d'une carte de crédits (j'écrirai un article à ce sujet dans le futur).
En tant que prêteur, l’avantage que je vois à ce système est double :
- Aider des personnes qui ont besoin d’un crédit pour se sortir d’une mauvaise passe ou qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent pas demander un prêt standard à une banque ;
- Avoir la satisfaction de ne pas laisser une banque engranger un maximum d’intérêts pour ne payer qu’un taux ridicule en échange. Par exemple, un compte qui est supposé être rémunéré rapporte 2 ou 3 pourcents alors que la banque fait un prêt à 10, 12 ou 15 pourcents de l’autre côté, encaissant la différence.
Le site dont je parle est www.prosper.com et il faut montrer patte blanche avant de pouvoir l’utiliser en tant qu’emprunteur (borrower) ou prêteur (lender).
Pour être autorisé à devenir un prêteur, il m’a fallu donner mon « social security number », une photocopie de mon permis de conduire (qui sert aussi de carte d’identité) et authentifier mon compte chèque.
De la même manière, les emprunteurs doivent faire la même démarche, afin que Prosper (la société) sache qui ils sont et puisse déterminer leur profil de crédit, afin de déterminer le risque que l’emprunteur représente.
Le concept devient intéressant lorsqu’on apprend que l’idée principale pour minimiser le risque consiste à faire de petits prêts qui sont alors mis en commun.
Par exemple, si j’ai $1,000 à prêter, faire un seul prêt à une seule personne représente un risque important. Si cette personne ne me rembourse pas, je perds tout le capital restant dû au moment où le remboursement s’arrête. Par contre, si je prête $100 à 10 personnes différentes, je distribue le risque et si une personne arrête de me rembourser (on appelle cela « to default » en Anglais), il me reste encore 9 autres prêts. En d’autres termes, on peut dire que l’idée consiste à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Le fonctionnement du système suit un principe d’enchères inversées.
Un emprunteur potentiel (une fois enregistré) va mettre en place une description de son besoin (combien d’argent) et un texte de quelques lignes pour expliquer sa situation particulière ainsi qu’un taux d’intérêt initial maximum qu’il accepte de payer.
Les prêteurs intéressés peuvent alors choisir combien ils veulent prêter et à quel taux minimum (forcément inférieur au taux maximum que l’emprunteur a défini).
Chaque demande de prêt a une date limite. Si le prêt n’est pas financé à 100% au moment où la date limite est atteinte, la demande est rejetée. Si le prêt est financé à 100% avant la date limite, d’autres prêteurs peuvent faire une contre offre, en baissant le taux d’intérêt minimum qu’ils acceptent d’être payés.
La valeur ajoutée de la plateforme mise en place par Prosper est de se charger de tous les détails techniques des enchères, de valider l’identité des acteurs et de pouvoir mettre en relation des prêteurs et des emprunteurs qui n’auraient quasiment aucun moyen de se rencontrer autrement.
Pour ceux qui sont intéressés, allez faire un tour sur www.prosper.com où vous pouvez naviguer sans avoir besoin de vous enregistrer. Seuls ceux qui veulent emprunter ou prêter de l’argent ont l’obligation de s’enregistrer.
L'idée est que, si on supprime le « middle man » dans la transaction, le coût final pour l'emprunteur sera inférieur au coût d'un prêt standard ou, pire, d'une carte de crédits (j'écrirai un article à ce sujet dans le futur).
En tant que prêteur, l’avantage que je vois à ce système est double :
- Aider des personnes qui ont besoin d’un crédit pour se sortir d’une mauvaise passe ou qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent pas demander un prêt standard à une banque ;
- Avoir la satisfaction de ne pas laisser une banque engranger un maximum d’intérêts pour ne payer qu’un taux ridicule en échange. Par exemple, un compte qui est supposé être rémunéré rapporte 2 ou 3 pourcents alors que la banque fait un prêt à 10, 12 ou 15 pourcents de l’autre côté, encaissant la différence.
Le site dont je parle est www.prosper.com et il faut montrer patte blanche avant de pouvoir l’utiliser en tant qu’emprunteur (borrower) ou prêteur (lender).
Pour être autorisé à devenir un prêteur, il m’a fallu donner mon « social security number », une photocopie de mon permis de conduire (qui sert aussi de carte d’identité) et authentifier mon compte chèque.
De la même manière, les emprunteurs doivent faire la même démarche, afin que Prosper (la société) sache qui ils sont et puisse déterminer leur profil de crédit, afin de déterminer le risque que l’emprunteur représente.
Le concept devient intéressant lorsqu’on apprend que l’idée principale pour minimiser le risque consiste à faire de petits prêts qui sont alors mis en commun.
Par exemple, si j’ai $1,000 à prêter, faire un seul prêt à une seule personne représente un risque important. Si cette personne ne me rembourse pas, je perds tout le capital restant dû au moment où le remboursement s’arrête. Par contre, si je prête $100 à 10 personnes différentes, je distribue le risque et si une personne arrête de me rembourser (on appelle cela « to default » en Anglais), il me reste encore 9 autres prêts. En d’autres termes, on peut dire que l’idée consiste à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Le fonctionnement du système suit un principe d’enchères inversées.
Un emprunteur potentiel (une fois enregistré) va mettre en place une description de son besoin (combien d’argent) et un texte de quelques lignes pour expliquer sa situation particulière ainsi qu’un taux d’intérêt initial maximum qu’il accepte de payer.
Les prêteurs intéressés peuvent alors choisir combien ils veulent prêter et à quel taux minimum (forcément inférieur au taux maximum que l’emprunteur a défini).
Chaque demande de prêt a une date limite. Si le prêt n’est pas financé à 100% au moment où la date limite est atteinte, la demande est rejetée. Si le prêt est financé à 100% avant la date limite, d’autres prêteurs peuvent faire une contre offre, en baissant le taux d’intérêt minimum qu’ils acceptent d’être payés.
La valeur ajoutée de la plateforme mise en place par Prosper est de se charger de tous les détails techniques des enchères, de valider l’identité des acteurs et de pouvoir mettre en relation des prêteurs et des emprunteurs qui n’auraient quasiment aucun moyen de se rencontrer autrement.
Pour ceux qui sont intéressés, allez faire un tour sur www.prosper.com où vous pouvez naviguer sans avoir besoin de vous enregistrer. Seuls ceux qui veulent emprunter ou prêter de l’argent ont l’obligation de s’enregistrer.

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